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Combien de temps un pressing garde les vêtements ?

Combien de temps un pressing garde les vêtements ?

pressing de vêtement

Il vous est peut-être déjà arrivé de déposer une chemise au pressing… et d’oublier de la récupérer. Quelques semaines, voire quelques mois plus tard, la question surgit : “Est-ce qu’ils l’ont encore ?” Ce petit doute, parfois un peu coupable, nous pousse à nous interroger : combien de temps un pressing garde-t-il vos vêtements ? La réponse n’est pas si simple, car elle dépend de plusieurs facteurs, entre obligations légales, politique de l’établissement et bon sens commercial.

Je vous explique tout, avec un soupçon d’anecdotes et un brin de conseils pour éviter que votre blazer préféré ne se transforme en vêtement orphelin.

Les règles générales : entre loi, tolérance et pratiques courantes

Il n’existe pas de délai universel imposé par la loi pour tous les pressings, mais certains principes s’appliquent en matière de garde des biens confiés.

Une obligation de conservation… temporaire

Quand vous déposez un vêtement au pressing, vous entrez dans ce que l’on appelle juridiquement un contrat de dépôt. Le professionnel s’engage donc à prendre soin de votre bien jusqu’à ce que vous veniez le récupérer. Jusque-là, c’est clair. Mais pendant combien de temps doit-il vous attendre ?

La pratique courante, en France, tourne autour de 1 an. C’est souvent le délai maximum pendant lequel un pressing garde un vêtement sans nouvelles de votre part. Passé ce cap, il peut légalement se débarrasser du vêtement, voire, dans certains cas, le revendre ou le donner s’il a pris soin de vous avertir avant.

Mais attention : chaque pressing a sa politique

Certains pressings sont très rigoureux, d’autres font preuve de patience. En discutant avec une employée d’un petit pressing de quartier, elle m’a confié qu’ils conservaient parfois les vêtements jusqu’à deux ans, simplement parce qu’ils n’avaient pas le cœur à s’en séparer. « Les gens oublient, mais reviennent toujours un jour », m’a-t-elle dit en souriant.

C’est donc une question de politique interne, que vous pouvez souvent lire sur votre ticket de dépôt (si vous le retrouvez).

Ce que dit réellement la législation

Même s’il n’existe pas de délai fixe imposé par le Code de la consommation, la loi encadre tout de même le comportement des pressings dans certaines situations.

Le délai de prescription des contrats de dépôt

Selon l’article 2224 du Code civil, le délai de prescription d’un contrat de dépôt est de 5 ans. Cela signifie que, dans l’absolu, vous pouvez revendiquer un vêtement déposé dans ce délai si vous êtes capable de prouver votre dépôt. Autant dire qu’il faut être organisé et conserver son ticket, ce qui, soyons honnêtes, n’est pas toujours le cas.

En pratique, cependant, les pressings ne gardent pas les vêtements pendant cinq ans. Ce serait trop encombrant, et logistiquement impossible. Ils peuvent donc se fixer leur propre limite, tant qu’ils vous en informent clairement.

L’obligation d’information

Un bon pressing vous préviendra avant de se séparer de vos affaires. Cela peut être via un appel, un SMS ou un petit mot glissé lors d’un passage. Certains affichent même leur politique de conservation bien en vue.

Pourquoi certains vêtements sont-ils conservés plus longtemps que d’autres ?

Tous les vêtements ne sont pas logés à la même enseigne. Certains sont plus encombrants, d’autres plus coûteux. Un tailleur sur-mesure, un manteau en cachemire ou une robe de mariée seront généralement traités avec plus de précaution, voire conservés un peu plus longtemps qu’un simple tee-shirt en coton.

Voici une liste des critères qui influencent la durée de conservation :

  • La nature du vêtement (valeur, encombrement)
  • Le volume de vêtements oubliés dans le pressing
  • Les capacités de stockage du professionnel
  • La relation client (un client fidèle aura plus de marge)
  • Les politiques commerciales affichées (parfois indiquées sur le ticket ou dans les conditions générales)

Que deviennent les vêtements non réclamés ?

C’est une question qu’on se pose peu, mais que je trouve fascinante. Que font les pressings de tous ces vêtements oubliés ?

Souvent, après plusieurs relances sans réponse, ils peuvent :

  • Les donner à des associations caritatives
  • Les revendre dans des ressourceries
  • Les jeter, s’ils sont trop usés ou invendables
  • Parfois, les réutiliser pour des tests produits

Il m’est même arrivé une fois de discuter avec un gérant qui me disait avoir un stock d’habits “fantômes” qu’il ne savait pas où ranger. « Ce sont des morceaux de vie qu’on n’ose pas jeter », m’a-t-il glissé, presque ému.

Comment éviter d’oublier vos vêtements au pressing ?

Si cela vous est déjà arrivé (rassurez-vous, c’est courant), voici quelques astuces pour ne plus jamais perdre de vue vos chemises fraîchement repassées :

  • Notez la date de retrait sur votre agenda ou dans votre téléphone, dès le dépôt.
  • Prenez une photo du ticket en cas de perte.
  • Préférez les pressings avec envoi de SMS ou d’email lorsque les vêtements sont prêts.
  • Évitez de déposer des vêtements juste avant un long voyage ou un déménagement.
  • Faites un petit tri de vos vêtements une fois par saison, cela peut rappeler certains oublis.

En résumé : soyez vigilant, mais pas trop inquiet

Le tableau ci-dessous résume les délais typiques observés dans les pressings français :

Type de pressingDurée moyenne de conservationPolitique en cas d’oubli
Pressing indépendant6 à 12 moisAppels/SMS, dons ou destruction après relance
Chaîne nationale3 à 6 moisMention sur le ticket, don à association
Pressing de luxe/hôtelierJusqu’à 2 ansContact direct avec le client fidèle

En clair, tant que vous n’attendez pas plusieurs années, il y a de grandes chances pour que votre vêtement vous attende sagement. Et dans le doute, appelez le pressing. Vous seriez surpris de voir à quel point ils sont souvent compréhensifs… et heureux de retrouver le propriétaire d’un vêtement oublié.

Alors, si vous avez une veste que vous ne retrouvez plus… ce n’est peut-être pas votre placard le problème, mais votre pressing.

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